Entre jubilation et inquiétude, les Juifs iraniens des États-Unis rêvent d’un futur voyage

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À Los Angeles, qui abrite la plus grande communauté iranienne en dehors de l’Iran, y compris des dizaines de milliers de Juifs iraniens, de synagogues et de dirigeants communautaires, affirment que le moment est historique.

Alors que la guerre fait rage au Moyen-Orient, les Juifs iraniens aux États-Unis connaissent un coup de fouet familier, presque générationnel: la peur et l’espoir, la fierté et l’anxiété se sont entremêlés.

À Los Angeles, qui abrite la plus grande communauté iranienne en dehors de l’Iran, y compris des dizaines de milliers de Juifs iraniens, de synagogues et de dirigeants communautaires, affirment que le moment est historique. Mais c’est aussi profondément personnel.

« À Eretz, qui joue un rôle central dans la communauté juive persane de Los Angeles, nous entendons un large éventail d’émotions de fidèles, de préoccupations profondément ressenties, de foi inébranlable et d’un fort sentiment de résilience collective », a déclaré Rebecca Aghalarpour, directrice du Centre culturel Eretz, la plus grande congrégation juive persane de Californie. Lire la suite

Par Asaf ELIA-SHALEV Credit photo : Sharon Nik

  • Dossier : Voix iraniennes

Par Nava Freiberg

Alors que la guerre avec l’Iran fait rage, il importe de ne pas le réduire à son régime ni aux seules logiques géopolitiques. Les deux textes réunis ici redonnent à entendre des voix de femmes iraniennes déjà présentes dans K. : la cinéaste Mahnaz Mohammadi, qui raconte l’expérience de la prison et la violence du pouvoir, et la poétesse Atefe Asadi, aujourd’hui en exil, qui décrit l’isolement et la fatigue d’une société confrontée depuis des décennies à la répression. Deux paroles venues de l’intérieur et de l’exil.

« Tout l’Iran est une prison »

Entretien avec Mahnaz Mohammadi

À l’occasion de la première de son dernier film Roya à la Berlinale, Mariam Schaghaghi a interrogé, pour la „Frankfurter Allgemeine Zeitung », la cinéaste iranienne Mahnaz Mohammadi au sujet de la longue résistance des Iraniens et des massacres de manifestants de janvier. K. publie la traduction de cet entretien où Mohammadi évoque son expérience de l’emprisonnement, le décalage entre la réalité de l’Iran et la perception occidentale, et la dignité d’un peuple qui n’abandonne pas ses rêves de liberté. Lire la suite

  • En proie à l’attaque israélo-américaine, les Juifs iraniens se réfugient dans le silence

Des sources expliquent au Times of Israël que les Juifs iraniens vont “physiquement bien” mais font profil bas pour ne pas attirer l’attention des autorités, qui interdisent tout contact avec Israël

Cela fait plus d’un an que Daveed – c’est un pseudonyme – n’a pas parlé à ses cousins de Téhéran.

Né en Iran, il est vendeur à Jérusalem et s’inquiète pour les proches qu’il a laissés là-bas il y a de cela des années. Mais il est bien conscient du danger qu’il leur ferait courir s’il tentait de les contacter.

« De nos jours, il vaut mieux se montrer discret », dit-il. De ses proches, il ne sait rien, si ce n’est qu’« ils ont peur ».

Cela fait plus d’un an que Daveed – c’est un pseudonyme – n’a pas parlé à ses cousins de Téhéran.

Né en Iran, il est vendeur à Jérusalem et s’inquiète pour les proches qu’il a laissés là-bas il y a de cela des années. Mais il est bien conscient du danger qu’il leur ferait courir s’il tentait de les contacter.

« De nos jours, il vaut mieux se montrer discret », dit-il. De ses proches, il ne sait rien, si ce n’est qu’« ils ont peur ».

Alors qu’Israël et les États-Unis entrent dans leur troisième semaine de guerre aérienne conjointe contre le régime iranien, les milliers de Juifs installés dans cette République islamique ont la vie dure, sans qu’il soit possible de savoir á quel point.

Depuis le début de la guerre, rares sont les Juifs d’Iran, à l’instar des cousins de Daveed, qui ont eu des contacts avec leurs proches de l’étranger. Certes, les coupures d’Internet entravent les communications, mais le plus souvent, il s’agit d’un silence délibéré car de tels contacts — en particulier avec Israël — risquent d’éveiller les soupçons des autorités.

Les autorités et militants de la communauté juive iranienne ont fait clairement passer le message que les tentatives de contact depuis Israël risquaient de mettre leur vie en danger. C’est pour cette raison que The Times of Israel n’a pas pris directement contact avec des Juifs en Iran.

À la place, des entretiens ont eu lieu avec des proches, amis et personnalités communautaires liées aux Juifs d’Iran afin de comprendre dans quelle mesure ils sont affectés par la guerre. (Cet article a été validé par le service de la censure militaire israélienne, comme l’exigent les règles relatives à la publication de documents concernant le statut des communautés juives en « pays hostile ».)

Les estimations en ligne parlent de 8 000 à 15 000 Juifs iraniens, lesquels vivraient pour l’essentiel à Téhéran, et dans une moindre mesure à Ispahan et Chiraz.

Depuis la création d’Israël, des dizaines de milliers de Juifs iraniens ont fait leur alyah et ils sont aujourd’hui près 200 000 en Israël. La majorité des Juifs d’origine iranienne qui vivent aujourd’hui en Israël y sont nés. Lire la suite

  • Rencontre avec la jeune Juive qui s’est échappée d’Iran et a sauvé des milliers de vies depuis Israël — entretien

Par Danielle Greyman-Kennard

Anat Mastor, responsable de la perfusion chez Save A Child’s Heart, se souvient de son enfance sous le régime islamique. Échappée en 1987 à l’adolescence juive, elle sauve maintenant des enfants dans le monde entier tout en espérant la liberté iranienne.

Regardant la répression brutale par l’Iran des manifestants a ravivé les souvenirs et les craintes de sa propre enfance sous la République islamique, a déclaré dimanche à The Jerusalem Post Anat Mastor, le chef de la perfusion pour l’organisation caritative Save a Child’s Heart.

Des manifestations ont éclaté à travers l’Iran fin décembre en réponse à la situation économique désastreuse du pays. Le régime islamique a réagi par une répression brutale, tuant et emprisonnant des milliers de personnes pour leurs rôles présumés dans ce que Téhéran a décrit comme des « émeutes soutenues par des étrangers ».

“C’est très difficile pour moi de voir tout ce qui se passe là-bas, la violence”, a déclaré Mastor, en continuant à dire que ce qu’elle voyait ressemblait au même genre d’agression qu’elle a été témoin lorsqu’elle était enfant pendant la révolution iranienne en 1979. Lire la suite

  • La mémoire tiraillée des derniers juifs d’Izmir

Par Camille Scali

Depuis l’arrestation et l’emprisonnement du maire d’Istanbul, en mars 2025, les tensions entre le parti kémaliste CHP et le pouvoir central AKP s’accroissent. La mémoire des juifs de Turquie n’échappe pas à cette rivalité. Depuis quelques années, la communauté juive d’Izmir, à l’ouest du pays, se mobilise pour entretenir son patrimoine. Un passé coincé entre la récupération par la municipalité CHP et la convoitise de l’AKP d’Erdoğan.

Des juifs d’Izmir, il ne reste presque que des ruines et un marché aux poissons. Nesim Bencoya, l’un des 1 000 à 1 200 juifs d’une ville de près de 3 millions d’habitants, traverse les ruelles odorantes du bazar de Kemeraltı vers « la rue des synagogues », où des lieux de culte datant du XVIe siècle se situent. Il accompagne un groupe de touristes à qui il fait découvrir cet héritage. Cette rue, Nesim Bencoya l’a connue petit, avant de s’installer en Israël. En 2010, l’ancien directeur de la cinémathèque d’Haïfa revient en Turquie avec l’intention de faire revivre le passé juif d’Izmir. Il entreprend un projet de préservation du patrimoine : visite des anciens quartiers juifs smyrniotes, restauration de neuf synagogues historiques et promotion de la culture sépharade avec un festival, stoppé depuis le 7 octobre 2023. 

Synagogue Algazi (c) Camille Scali

« C’est peut-être davantage la promotion d’une identité judéo-espagnole que smyrniote » commente Ceki Hazan, qui a participé à cette patrimonialisation en développant le projet Despertar, destiné à la société civile. Bien qu’une synagogue témoigne de la présence d’une communauté ashkénaze, la majorité des juifs d’Izmir sont des descendants d’Espagne, chassés en 1492. 

En vous faisant visiter la première judería (quartier juif), Nesim Bencoya vous fera boire du subiya (délicieux jus de graines de melon, plutôt consommé en rupture du jeûne de Kippour), goûter des boyos (petites brioches fourrées et moelleuses) ou d’autres spécialités judéo-espagnoles. Lire la suite

  • La pionnière de la danse Margalit Oved s’est éteint

Margalit Oved, née au Yémen, la chorégraphe artistique principale du Théâtre de danse inbale d’Israël et l’une des figures les plus importantes de l’établissement de la danse israélienne, est décédée à l’âge de 92 ans.

L’histoire d’Oved est un parfait reflet de l’expérience Inbal, dont les danseurs s’inspirent de leurs origines yéménites en utilisant l’imagerie biblique. Une fois décrite comme l’incarnation d’une artiste de performance, elle a fusionné ses talents de musicienne et d’actrice pour donner vie à son imagination par la danse.

Elle a grandi avec des parents juifs dans le sud du Yémen en 1934, le septième de neuf enfants; son père était un marchand de perles, sa mère une sage-femme. Elle se souvient avoir joyeusement dansé pieds nus dans le sable dans son enfance. Lire la suite

  • Les Juifs à Smyrne : de l’enfermement à l’ouverture vers le monde

Par Henri Nahum

Constituée plus tard que celles des autres cités de l’Empire ottoman, la communauté juive de Smyrne connaît une période de prospérité au XVIIe siècle, coïncidant avec le développement économique de la ville.

D’abord installé près de la côte, le quartier juif se situe ensuite au centre de la cité, près du Konak ; au XIXe siècle, il a un aspect misérable ; les habitants n’en sortent guère. Vers 1900, les Juifs de Smyrne participent à nouveau à l’expansion économique du grand port égéen et sortent de leur isolement. L’incendie de septembre 1922, qui met fin à la guerre gréco-turque, bouleverse l’équilibre urbain. La transformation de l’État plurinational ottoman en un État-nation turc, les maladresses du gouvernement républicain, l’instauration d’un impôt frappant préférentiellement les non musulmans, la création de l’État d’Israël, provoquent une émigration massive des Juifs de Smyrne. Ils sont aujourd’hui moins de 2 000.

Le peuplement juif de Smyrne

L’établissement des Juifs à Smyrne est relativement récent. Certes, lorsque les Ottomans conquièrent Smyrne en 1424, ils y trouvent une communauté juive habitant la ville depuis l’époque alexandrine. Smyrne est l’une des sept églises de l’Apocalypse de Saint-Jean ; les Juifs y sont cités. Pionos, dans sa vie de Saint-Polycarpe, martyrisé à Smyrne au IIe siècle, fait allusion aux Juifs à plusieurs reprises. Une inscription du vieux cimetière juif de Bahri-Baba date du IIe ou du IIIe siècle. Le nom de l’une des synagogues la fait remonter à l’époque byzantine (Galanté, 1937 : 7-8). Comme toutes les communautés juives de la région égéenne, hellénophones, qualifiées de «romaines» ou « romaniotes », la communauté de Smyrne devait compter quelques centaines de personnes (Starr, 1970 ; Galanté, 1940).

Les instituteurs de l’école Béné Bérith avec leur directeur Raphaël Pontremoli.

Il est possible qu’à cette communauté «romaniote» soient venus se joindre, au XIVe siècle, des Juifs expulsés d’Europe occidentale et d’Europe centrale, puisque, avant même la prise de Constantinople par Mehemet II, l’Empire ottoman était vu par les Juifs européens comme un havre où ils pouvaient « mener une existence paisible à l’ombre de [leur] vigne et de [leur] figuier » (Benbassa, 1993 : 62-63).

Constantinople conquise, Mehemet II veut la repeupler d’éléments fidèles. Il a recours au sürgün, ce transfert autoritaire de populations n’épargnant aucun groupe ethnique ou religieux et concernant aussi bien musulmans que chrétiens et juifs (Hacker, 1982 : 117-126). C’est ainsi que des communautés «romaniotes» sont transférées en masse vers la nouvelle capitale ottomane. On peut donc penser que Smyrne, à la fin du XVe siècle, est vidée de ses Juifs. En vertu de la même politique, lorsqu’en 1492, les Juifs sont expulsés d’Espagne et, quelques années plus tard du Portugal, et qu’ils se réfugient dans l’Empire ottoman, ils sont autoritairement dirigés vers Constantinople. Pendant tout le XVIe siècle, si quelques voyageurs témoignent avoir rencontré tel ou tel commerçant juif à Smyrne, il n’est guère fait mention d’une communauté juive organisée, contrairement à d’autres villes anatoliennes (Goffman, 1990 : 78-92). Rien n’indique, en effet, que des Juifs ibériques soient venus s’établir à Smyrne dans les années suivant immédiatement l’expulsion. Alors que, dans les autres villes ottomanes, les Juifs se sont groupés par communauté d’origine, autour de synagogues qui s’appellent «Toledo», «Aragon» ou «Perpinyan», à Smyrne, aucune synagogue ne porte le nom d’une ville d’Espagne (Galanté, 1939 : 73). D’après la tradition locale, il était parfois nécessaire de faire venir à Smyrne des Juifs de Magnésie ou de Tiré pour arriver au quorum de dix, indispensable à toute cérémonie religieuse. Par ailleurs, à la fin du XVIe siècle, on ne trouve aucun juif dans les registres des impôts de la ville. Lire la suite

Evénements en cours ou à venir

  • Juifs des villes et Juifs des champs (à l’occasion des élections municipales), dans le cadre du cycle de cours Tradition juive et défis contemporains avec Anna Klarsfeld – Mardi 24 mars 2026 à 19h30 (un cours par mois, en général le mardi à 19h30)

Dans ce cycle, Anna Klarsfeld, élève rabbin et enseignante, vous invite à explorer chaque mois les questions les plus actuelles : écologie, pouvoir, liberté d’expression, droits des femmes, et bien plus encore à la lumière des textes millénaires de la tradition juive. À travers l’étude en binôme et des discussions ouvertes, ce cours accessible à tous les niveaux vous permettra de découvrir comment les récits de la Torah et les enseignements des Sages du Talmud peuvent éclairer les enjeux contemporains. Rejoignez-nous pour une aventure intellectuelle et spirituelle unique !

Comment les récits ancestraux de la Torah peuvent-ils éclairer les défis contemporains comme l’écologie, le travail ou le pouvoir ? Que nous enseignent les Sages du Talmud sur des questions contemporaines telles que la liberté d’expression ou les droits des femmes ? Autant de questions cruciales que nous aborderons dans le nouveau cycle de cours de Limoud animé par Anna Klarsfeld, élève rabbin et enseignante, à l’ECUJE.

Dans ce programme innovant, qui se déroulera tout au long de l’année, Anna Klarsfeld propose de revisiter chaque mois les textes fondamentaux de la tradition juive en les mettant en dialogue avec les enjeux de notre époque. Ce cycle invite les participants à explorer des thématiques aussi variées que la politique, la préservation de l’environnement, les dynamiques de genre, ou encore le sens du travail dans nos vies.

Chaque cours sera structuré autour d’un moment d’étude en havrouta (binôme), pendant lequel les participants se pencheront directement sur les textes pour en faire leur propre analyse. Ils seront ensuite invités s’ils le souhaitent à partager leurs idées lors d’un temps d’échange. 

Le cours est ouvert à tous les niveaux. Les textes seront systématiquement accompagnés de leur traduction en français donc pas besoin d’être bilingue en hébreu ni en araméen !

Nous vous invitons à rejoindre cette aventure intellectuelle et spirituelle, où chaque texte offre des clés de compréhension sur les défis et les questionnements de notre société moderne.

Ce cycle d’étude juive est une occasion unique de découvrir ou redécouvrir la richesse de la pensée juive dans toute sa profondeur et sa pertinence pour notre temps Réserver

  • Matz’hot & cabaret : Le Shakshukabaret souffle sa première bougie à l’ECUJE ! – Mardi 24 mars 2026 à 20h

Né il y a tout juste un an, le Shakshukabaret revient pour Pessa’h afin de souffler sa première bougie…

La recette reste secrètement la même, mais les ingrédients, eux, se réinventent à chaque édition.

Laissez-vous tenter par une soirée unique : Shakshuk’anniversaire – Matzhot & Cabaret

Des artistes venus des quatre coins de la France se succéderont sur scène pour livrer leurs visions de Pessa’h, de la libération et de l’émancipation,  entre tradition revisitée et liberté totale d’expression.

Au menu : humour, danse, musique… et même effeuillage burlesque 
Le tout savamment orchestré par Lolo, maîtresse de cérémonie mère juive–maquerelle, aussi douce que tyrannique, qui vous guidera tout au long de cette soirée aussi irrévérencieuse que festive.

Une soirée où l’on rit, où l’on vibre, où l’on célèbre, où l’on se libère, ensemble ! 

Ouverture des portes : 19h  – Début du Show : 20h  – Restauration sur place Réserver

  • La résilience du Peuple Juif après le 7 OctobreMardi 24 mars 2026 à partir de 20h – Le Centre Européen Du Judaïsme

Avec :

  • Jessica Vaturi Dembo, artiste, réalisatrice
  • Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, auteur
  • Rav Raphael Sadin, rabbin, enseignant, auteur

Soirée modérée par Antoine Mercier.

Réservation

Nouvelles lectures

  • Histoire de l’expulsion des Juifs de Sicile : 1492 de Isodoro La Lumia

La liberté de conscience est désormais inscrite au premier chapitre de nos droits civils et politiques, mais nous ne considérons pas pour autant inopportun et superflu de tirer des mémoires passées de notre terre italienne un épisode moins connu, pour l’adjoindre à ces autres que nous offrent bien malheureusement les annales de l’Europe moderne.

Édition : Allia, 88 pages LIre la suite

  • LES JUIFS DU MONDE ARABE – La question interdite – de
    Georges Bensoussan

La paix des religions est-elle possible ? L’histoire n’en offre-t-elle pas des exemples ? La période d’Al Andalus ne fut-elle pas en effet celle d’une coexistence harmonieuse entre juifs, musulmans et chrétiens ?
Refusant légende dorée des uns et manichéisme des autres, Georges Bensoussan montre que le monde arabe fut pour les minorités, juives notamment, une terre de protection mais aussi de soumission. À l’appui d’archives de toutes provenances, militaires, diplomatiques et administratives, ce sont ces relations qui sont ainsi restituées. 
Mais, plus qu’une histoire d’émancipation et de domination, il s’agit ici de comprendre comment se noue, sur la longue durée, depuis les racines médiévales jusqu’à la période tourmentée de la décolonisation, le rapport du monde musulman à la modernité occidentale. 

Édition : Odile jacob, 166 pages Lire la suite

Bonnes lectures !

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