Retour de Tel-Aviv, par Daniel Sibony

Daniel_Sibony

Le philosophe et psychanalyste Daniel Sibony revient d’Israël où il a trouvé « un deuil profond » après de l’attaque du 7 octobre 2023.

Je suis revenu de Tel-Aviv, où je suis allé partager le deuil où le massacre du 7 octobre m’avait mis comme tant d’autres. J’ai trouvé là-bas un deuil profond, outre celui des morts, un deuil de soi, d’une image de soi, d’un certain mode d’être « suffisant » qui vous fait méconnaître l’ennemi, autre façon de se méconnaître, de ne pas vouloir visiter ses limites. Ce deuil était aussi recouvert par la colère, refoulé par la sidération, en attendant qu’on puisse tenter de le traverser, ce qui implique de reconnaître la perte de valeur qu’on a subie en perdant une image de soi qui affichait cette valeur. J’ai beaucoup entendu « rien ne sera plus comme avant », sans préciser les changements, on en fait au moins le vœu.

Et le débat sur le deuil que j’ai eu là-bas a forcément évoqué la question de la faute : celle de n’avoir pas prévu l’attaque du 7 octobre. Il est apparu que cette faute a des circonstances atténuantes : ce n’est pas simple d’intégrer que l’ennemi qu’on a en face ne rêve que de vous tuer. Ce n’est d’ailleurs facile pour personne : normalement, votre ennemi veut remporter l’enjeu ou gagner sur vous du terrain, il veut rarement votre disparition pour elle-même. Mais ce n’est pas le cas de la haine des juifs relayée par les Frères musulmans, donc aussi par le Hamas qui les prolonge, eux qui veulent rénover l’islam en le ramenant à sa source doctrinale. Lire la suite



  • La vérité qui éclaire : la croisade d’une jeune militante pour Israël

Au cœur vibrant de Montréal, une passion est née chez Ysabella Hazan, une jeune femme qui ressentait un lien intrinsèque avec l’histoire des Macchabées et de l’ancien temple juif. Aujourd’hui, elle se présente comme un phare de vérité et de plaidoyer en faveur d’Israël, rappelant une guerrière hasmonéenne des temps modernes, affrontant le vaste sentiment anti-israélien à travers les médias sociaux avec le courage et la détermination qui font écho aux légendes d’antan.

Avec un nombre impressionnant de 85 000 abonnés sur diverses plateformes, la voix de Hazan résonne bien au-delà du domaine numérique. Son parcours d’enfant curieuse à une formidable défenseure d’Israël l’a vue s’adresser à des auditoires d’institutions et d’arènes politiques prestigieuses, notamment l’Université Harvard, le Parlement canadien et même à l’extérieur de la Knesset israélienne, plaidant pour la paix, la justice et le lien indéniable entre le peuple juif vers sa terre ancestrale.

L’approche holistique de Hazan pour combattre la haine des Juifs souligne l’importance d’associer l’éducation sur l’Holocauste à une compréhension profonde de l’identité juive. Son plaidoyer transcende les frontières traditionnelles, unissant la conscience historique à un fervent plaidoyer pour la reconnaissance du lien inhérent du peuple juif avec Israël. Lire la suite

  • Le billet de Richard Prasquier – Les aspects nouveaux de la propagande anti-israélienne

Il fut un temps où d’âpres débats portaient sur une lettre : Israel devait-il se retirer « de » ou « des » territoires occupés (résolution 242 du Conseil de Sécurité) ?

Aujourd’hui, place à la simplification. Mitraillé d’images spectaculaires vite oubliés, le public en perd la trame et les grumeaux qui surnagent dans la bouillie des événements sont l’objet de reconstitutions aussi partielles que partiales. 

Dans la guerre informationnelle les « sionistes » ne font pas le poids.

Cela remonte à loin. Le 10 novembre 1975, la résolution 3379 de l’Assemblée Générale des Nations Unies assimilait le sionisme à un racisme. Grâce aux États Unis, cette résolution fut abolie en 1991 à la faveur de la décomposition du bloc communiste. Il n’est pas sûr qu’elle le serait aujourd’hui. La scandaleuse partialité de l’ONU et des individus qui ont été nommés dans ses différents organes résulte d’un rapport d’influence qui est un rapport de nombre très déséquilibré en défaveur d’Israël.

Aujourd’hui, dans les démocraties qui ont voté contre cette honteuse résolution, l’offensive anti-israélienne se développe de façon inquiétante. Le wokisme a substitué le victimisme au marxisme, il porte en bannière l’islamisme et prêche encore un mantra anticolonialiste vieilli et hémiplégique. Des jeunes en mal d’idéal universaliste et des politiciens en mal de clientèle sont les estafettes de ce nouveau totalitarisme qui, au-delà des Juifs, menace la liberté au nom de la liberté. Lire la suite

  • Trois destins judéo-espagnols

En l’espace de quatre jours, les 17 et 20 décembre, trois acteurs essentiels de la vie des Judéo-Espagnols ont disparu : Haïm-Vidal Sephiha, Jo Amiel et Henri Nahum. C’est à ces trois hommes à qui la communauté judéo-espagnole (mais pas qu’elle) doit tant que j’ai voulu consacrer cette chronique qui prend place durant la fête de Hanouccah, consacrée à la mémoire des événements relatés dans le livre apocryphe des Maccabées et au cours desquels les Juifs se révoltèrent contre l’occupation grecque de la Judée lorsque celle-ci atteignit un point intolérable sur le plan religieux. A leur façon, chacun de nos trois disparus aura contribué à la survie du judaïsme et à la mémoire du peuple juif. Lire la suite

  • Entretien exclusif du Pr. Cochav Elkayam-Levy de l’Université Hébraïque de Jérusalem dans Le Parisien sur les violences sexuelles du Hamas

« C’est comme s’ils avaient imaginé les pires moyens d’infliger la douleur » – Cochav Elkayam-Levy.

Professeure de droit à l’Université Hébraïque de Jérusalem et spécialiste des violences de genre, Cochav Elkayam-Levy a créé fin octobre la Commission civile des crimes commis par le Hamas à l’égard des femmes et des enfants. Depuis, elle collecte témoignages et documents, plongeant dans l’horreur du 7 octobre.

« Je pense que la justice commence par la reconnaissance des faits. » Cochav Elkayam-Levy s’est donnée pour mission — celle « d’une vie » — de faire prendre conscience au monde la mesure des atrocités du 7 octobre, notamment en matière de violences sexuelles. Professeure à l’Université Hébraïque de Jérusalem, spécialiste en droit international et en études de genre, cette Israélienne de 39 ans a fondé il y a trois mois la Commission civile israélienne sur les crimes commis par le Hamas contre les femmes et les enfants le 7 octobre. De passage à Paris, elle se confie au Parisien. Au terme de l’entretien organisé dans les bureaux du CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France), envahie par l’émotion et par l’ampleur de sa tâche, elle versera quelques larmes.

Comment en êtes-vous venue à créer cette commission ?

COCHAV ELKAYAM-LEVY. J’ai compris que l’on avait assisté à des crimes contre l’humanité sous nos yeux, le fait qu’on attaque des civils, que l’on prenne des otages. En tant qu’experte des droits de l’homme, je me suis dit qu’il y aurait une vive réaction de la communauté internationale. Mais j’ai très vite constaté que les institutions de l’ONU ne réagissaient pas. Même après le rapport, réalisé avec 180 experts reconnus, que j’ai envoyé le 19 octobre à toutes les agences onusiennes concernées : ONU Femmes, le Rapporteur spécial contre les violences faites aux femmes, le Comité pour l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW)… Je n’ai eu aucune réponse, pas même un accusé de réception. Je n’aurais jamais pu imaginer une chose pareille.

Qu’avez-vous ressenti face à ce silence ?

Ça m’a dévastée. Une semaine plus tard, j’ai été invitée à parler devant le comité CEDAW pour porter la parole d’organisations féministes israéliennes. La veille de mon intervention, le Comité a sorti un communiqué ne mentionnant ni les violences du 7 octobre ni les otages. Ça a été le coup de grâce. Je leur ai dit qu’ils reproduisaient les mécanismes qui poussent les femmes au silence lorsqu’elles sont victimes de violences individuellement. Et qu’ils nous les infligeaient à nous, collectivement. Ce silence participe aussi du fait d’entretenir le déni autour de cette question. Lire la suite

  • L’histoire de Gaby Aghion – Fondatrice de la maison de couture Chloé

Le succès juif dans l’industrie de la mode est bien documenté – depuis des générations de commerçants de textile jusqu’aux icônes de la mode moderne comme Donna Karran, Ralph Lauren et Isaac Mizrahi. Mais l’histoire de Gabrielle Hanoka est quelque peu différente. La légende de la mode parisienne issue de l’Egypte juive.

Elle est née à Alexandrie et le commerce ne lui a jamais été étranger puisque son père dirigeait une fabrique de tabac. Comme beaucoup de jeunes filles de l’élite locale, elle a reçu une éducation à la française. Elle a visité Paris pour la première fois en tant qu’étudiante à l’âge de 18 ans, l’année précédant son mariage avec Raymond Aghion. Aghion était un homme riche en famille mais aux convictions politiques de gauche. Le couple s’installe à Paris en 1945. Un déménagement qui, rétrospectivement, était logique. Le conflit israélo-égyptien rendit bientôt la vie des Juifs en Égypte difficile. A Paris, les Aghions gravitaient vers le communisme – mais de style bohème. Ils ont connu des écrivains comme Louis Aragon et Tristan Tzara, le légendaire peintre Picasso, les poètes Paul Éluard et le poète-écrivain Lawrence Durrell. Raymond ouvrit plus tard une galerie d’art moderne.

Malgré son style de vie confortable, Gabrielle aspire à en faire plus. En 1952, elle aurait dit à son mari : « Je dois travailler… ce n’est pas assez pour déjeuner », et la mode était le choix évident. Elle avait fait coudre six échantillons de robes d’été en coton uni de haute qualité dans son appartement parisien. Plutôt que de les étiqueter sous son propre nom, elle a choisi le nom de marque – Chloé, du nom d’une amie. Avec un style décontracté, facile à ajuster, les robes ont connu un grand succès. Elle fera bientôt équipe avec un partenaire commercial Jacques Lenoir et l’entreprise ne regardera jamais en arrière. Leur collection de prêt-à-porter semestrielle, lancée au petit-déjeuner au Café de Flore sur le boulevard Saint-Germain, lancée pour la première fois en 1956, est devenue un moment fort du calendrier de la mode parisienne. Lire la suite

 

  • Avant l’arrivée des arabes – Par Didier Nebot

Avec la conquête arabe tout change, tout bascule. Le monde africain colonisé jusque-là par l’Occident, qu’il soit romain ou byzantin, devient oriental. Même si le peuple ne change pas, les occupants nouveaux apportent avec eux une philosophie nouvelle. Plus de textes latins, grecs ou hébreux pour décrire ce qui se passe, mais des textes arabes. Il semble y avoir une discontinuité entre le monde d’avant et le monde d’après. Les mots, les pensées, les attitudes ne sont plus les mêmes, à croire que tous les anciens habitants ont disparu pour laisser la place à d’autres, différents et dont le passé se trouve ailleurs. C’est faux, bien sûr. Si les Arabes n’utilisent pas les mêmes termes, s’ils extrapolent sur les origines des tribus locales en fonction de considérations personnelles qui les arrangent, il n’est pas discutable qu’il s’agit toujours des mêmes peuplades juives et berbères. Ainsi lorsque l’Islam sépare les populations d’Afrique entre Botr ou Zenata et Bérénes, il est facile de retrouver les tribus nomades judéo-berbères ou païennes du monde d’avant, hors des limes romains, et les tribus sédentaires latinisées des villes et des campagnes environnantes. Il n’y a aucun hiatus entre ce que disent les auteurs latins ou byzantins et ce que disent les auteurs arabes, simplement les mots ne sont plus les mêmes.

C’est pourtant malheureusement ce qu’on fait un certain nombre d’historiens, à croire qu’ils auraient étudié séparément l’Afrique du Nord pré et post islamique. Ils ont de ce fait une vue biaisée des évènements, car trop influencés par les auteurs arabes qui, volontairement ou non, ignorent souvent le passé lointain de cette région. C’est ainsi que pour l’opinion publique du XXIème siècle le Maghreb a toujours été arabe. Erreur ! Ceux qui se disent aujourd’hui arabes sont pour beaucoup d’entre eux d’anciens berbères. Il ne faut pas oublier, comme nous le verrons plus loin, que les populations venant d’Arabie ne représentèrent pas plus de 100000 personnes. Mais par commodité et par raison la plupart des berbères des villes et ceux vivant dans des zones où l’échange avec l’Orient était facile décidèrent de se prétendre arabe. Ils ont volontairement minimisé le rôle de leurs ancêtres berbères pour, progressivement, se reconnaitre d’autres ascendances typiquement arabes. Ibn Khaldoun en est l’exemple le plus flagrant. Lire la suite

Evénements en cours ou à venir

  • Chloé Bensahel – DU 25/04/2024 AU 30/06/2024

Chloé Bensahel est une artiste franco-américaine qui mêle performance, tissage, et multimédia pour mettre en lumière la relation entre langage et identité. Diplômée de la Parsons School de New York, celle-ci débute en tant qu’assistante de Sheila Hicks ainsi qu’auprès d’artistes textiles à Kyoto. Entre 2016 et 2018 elle effectue de nombreuses résidences en Australie (Australian Tapestry Workshop,) au Japon (Awagami Paper Factory) et aux Etats-Unis (Halcyon Arts Lab) avant de s’installer en France comme artiste en résidence au Mobilier National.

Au cours de cette résidence qui a notamment eu lieu aux Manufactures de Beauvais, et dans le cadre d’un partenariat  avec la Fondation  “Google Arts and Culture”,  Bensahel bénéficie de l’expertise de lissiers spécialisés dans le tissage manuel sur basse-lisse. Tout en se perfectionnant dans cette technique traditionnelle de tapisserie française, elle y insère une nouvelle dimension intelligente permettant à la matière tissée lorsqu’elle est touchée, de s’activer par le son, les lumières ou tout autre appareil connecté. Cette technique contemporaine initie une nouvelle façon de raconter des histoires, par la douceur d’une caresse ou la vitalité d’une danse.

Ses travaux en cours qui seront présentés dans le cadre de cette exposition, explorent également le tissage avec des matériaux végétaux, et notamment des plantes invasives comme l’ortie, afin d’imaginer comment l’histoire d’un territoire se raconte par ses plantes. Elle est également pensionnaire de la Villa Albertine, résidence durant laquelle elle séjournera à Boston début 2024 afin de collaborer avec des chercheurs du MIT media Lab sur des nouvelles pièces codées.

Chloé Bensahel est lauréate de la 14ème édition du Prix des Amis du Palais de Tokyo, remis en novembre 2023 et soutenu par Philippe Dian, président des Amis du Palais de Tokyo, mécène du Prix. Billetterie

  • Une mémoire inquiète. Présences du passé juif dans le cinéma d’Europe centrale – Projection – Du 5 au 12 mars 2024

Hongrie, Pologne, Tchécoslovaquie (1945-1967)

Une semaine de films, débats et colloque pour explorer la représentation du fait juif, à la fois exclue et indélébile, dans les films produits en Hongrie, Pologne et Tchécoslovaquie au lendemain de la Shoah. Grâce à la découverte d’œuvres jusqu’ici inaccessibles et à des recherches récentes, ce programme comprenant vingt courts et longs métrages, réalisés par des cinéastes majeurs, questionne la façon dont le passé juif hante l’imaginaire de ces trois « démocraties populaires », où la présence juive fut considérable. Billetterie

  • Appel à la solidarité entre toutes les Femmes en marge de la Journée internationale des Droits des FemmesLe jeudi 7 mars à 16h30Place de la République à Paris

PLUSIEURS ASSOCIATIONS ET COLLECTIFS DE FEMMES SE RÉUNIRONT LE 7 MARS, PLACE DE LA RÉPUBLIQUE À PARIS, POUR APPELER À L’UNION DES ORGANISATIONS FÉMINISTES AINSI QUE DES ORGANISATIONS INTERNATIONALES.

CETTE RÉUNION SYMBOLIQUE VISE À PORTER LA VOIX DES FEMMES VICTIMES DE SYSTÈMES ET RELIGIONS LIBERTICIDES POUR ELLES, BIEN TROP SOUVENT SILENCIÉES, NON REPRÉSENTÉES DANS LES LUTTES FÉMINISTES ET TOTALEMENT OUBLIÉES DES GRANDES ORGANISATIONS INTERNATIONALES.

Aussi, des centaines de chaussures rouges, de femmes et d’enfants seront symboliquement exposées aux pieds de la statue, dans un carré jaune de 10 m sur 10. Ces chaussures témoignent de l’empreinte laissée par ces femmes et ces jeunes filles courageuses, qui doivent affronter la barbarie, le patriarcat religieux, l’obscurantisme et le terrorisme.

Cette action est inspirée de l’oeuvre de l’artiste mexicaine Elina Chauvet. La photographie de l’installation sera diffusée dès minuit, le 8 mars 2024, pour la journée internationale des droits de la femme. 

Mettre en lumière celles que l’obscurantisme veut éteindre.

Parce que cette journée doit avant tout garantir celle de vivre librement et de disposer de l’égalité des droits.

Le combat féministe doit prendre en considération TOUTES les menaces envers TOUTES les femmes, quelle que soit leur origine ou religion et celles de leurs bourreaux. Malheureusement, la réalité est toute autre et c’est pourquoi nous avons décidé que la première action de cette journée internationale des droits de la femme devait être leur flambeau pour leur dire que nous sommes là, que nous les voyons et que nous continuerons à lutter tant qu’elles ne seront pas toutes libres.

   NOUS VOULONS ÊTRE LA VOIX DE TOUTES LES FEMMES

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  • La Grande Journée des 40 ans du Cercle de Généalogie Juive – Dimanche 17 mars 2024
    de 11h15 à 16h45 – Centre Européen du Judaïsme – Place de Jerusalem 75017 Paris

11H15 – 12H15 – Conférence de Jean-Claude KUPERMINC,
Directeur de la Bibliothèque de l’Alliance Israélite Universelle
“Les ressources de la Bibliothèque de l’Alliance”

14H15 – 15H15 – Entretien avec François HEILBRONN,
Vice-Président du Mémorial de la Shoah
“Deux étés 44”

15h15 – 16h45 – Spectacle musical du Swing Klezmer Orchestra Réservations

* Le nombre de places étant limité, merci confirmer votre inscription au buffet dès que possible, en vous inscrivant  à :  https://www.genealoj.org/fr/boutique/inscription-repas-17-mars-2024

** Inscription pour les conférences et le spectacle qui sont gratuits : https://cejparis.com

  • Georges Bensoussan : «Les origines du 7 octobre» – Le 13 mars 2024 de 18:00 à 21:00 – 9, Avenue Matignon – Paris VIII

Michèle Anahory et Florence de Botton
Présidente et Vice-Présidente de l’UHJ-France
vous proposent un moment privilégié d’échanges avec l’historien

Georges Bensoussan
qui nous livrera son analyse sur les origines du 7 octobre
Mercredi 13 mars 2024 à 18h00

Cocktail à partir de 18h00
Conférence à 19h00 précises
Participation : 50 €

Christie’s : 9, Avenue Matignon – Paris VIII
Nombre de places limité. Réservation obligatoire. Carte d’identité demandée à l’entrée. Billetterie

  • Les relations ente Juifs et Musulmans en Algérie – Zoom et replay

Pour appréhender  l’évolution de ces relations en Algérie, comme dans plusieurs pays musulmans (Maghreb, mais aussi Moyen-Orient), il nous faut les questionner avant la colonisation, et analyser ensuite les effets de la colonisation, et ceux de la décolonisation, en lien avec la naissance de l’État d’Israël, sur ces relations. Comment comprendre que l’antisémitisme soit aujourd’hui si répandu dans les pays musulmans ? Peut-être pour commencer parce qu’il n’en a jamais été absent : différent de l’antisémitisme chrétien, ce qui domine ici c’est le mépris pour le Juif, pas la haine. On a souvent décrit le sort des Juifs à l’époque précoloniale selon la manière orientaliste : par exemple, le Maghreb aurait été un territoire de l’harmonie, mêlant, dans le partage des habitudes, le Juif et le Musulman, terre d’« entente millénaire » entre les deux composantes religieuses de la société.

Est-ce la réalité ? On relève bien sûr que les Juifs et les Musulmans s’inscrivent dans le même tissu civilisationnel, mais les témoignages abondent qui montrent bien que les Juifs sont collectivement — sans préjudice certes des relations entre individus — tenus dans un mépris général qui peut parfois, comme il est arrivé avec le massacre d’Alger en 1805, alimenter des faits d’extrême violence. Saisi à l’époque par le spectacle de leur malheur, William Shaler, consul des États-Unis en Algérie, a ce mot : Les juifs d’Alger sont les restes les plus malheureux d’Israël. C’est au statut de la dhimma qu’il faut rattacher la situation d’exclusion dans laquelle se tiennent, avant les colonisations, les minorités non musulmanes en terre d’islam, et en particulier les petites minorités de Juifs à travers le monde musulman. Considérons que la dhimma fixe les Juifs, selon la distinction de Max Weber, dans la double position d’un peuple hôte et d’un peuple paria (parce qu’ils ont refusé de se convertir, témoignant ainsi de leur impureté). C’est ce schéma que la présence occidentale va venir briser. Inscriptions

  • La France et Israël depuis 1948 : entre passion et realpolitik – Par Frédérique Schillo – 12, 19, 26 mars et 2 avril 2024, de 19h à 20h30. En Zoom (et Replay)

L’histoire des relations entre la France et Israël est unique par la charge émotionnelle qui marque depuis 1948 chacune de ses étapes et fait de ses élans, de ses ruptures et de ses retrouvailles une affaire toujours passionnelle. Après la « lune de miel » des années 1950, la crise de 1967 a été vécue par les Israéliens comme une trahison de l’« ami et allié » français, dont ils restent marqués malgré les grands rapprochements stratégiques opérés depuis. Pourquoi la France de l’Exodus fut-elle parmi les dernières à reconnaître l’État d’Israël ? Que reste-t-il de la « politique arabe » de De Gaulle ? Comment depuis Mitterrand sont perçues les visites des présidents français à Jérusalem et dans les Territoires ? Ce sont là quelques-unes des problématiques qui seront abordées dans le cours en croisant les sources et les regards. Billetterie

  • Conversation avec Gerard Darmon – Le 3 mars 2024 à Tel Aviv

Conversation avec …
Avec son cycle de “Conversation avec”, Live Stage propose au public francophone israélien de passer une soirée privilégiée en compagnie de personnalités françaises aux parcours exceptionnels.

Nous vous promettons un véritable moment de partage avec ceux et celles dont vous avez envie de connaitre la vie, avec ses parts d’ombre et de lumière.

Seul sur scène, l’invité évoquera ses souvenirs, dévoilera ses passions et nous livrera anecdotes et confidences.

Gerard Darmon :

Gérard Darmon voit le jour à Paris, dans une famille juive originaire d’Algérie.

Il abandonne ses études et part vivre en Israël dans un kibboutz pendant quelques mois avant de revenir en France pour s’inscrire dans un célèbre cours de théâtre parisien. 

Aussi à l’aise dans la comédie que dans le polar le plus sombre, Gérard Darmon compte à son actif plus de 80 films.

Avec les Nuls, il joue dans « La Cité de la peur » où il danse la fameuse Carioca avec Alain Chabat, puis le retrouve dans « Astérix : mission Cléopâtre » où il tient le rôle du fielleux Amonbofis, qui lui vaudra une nomination au César du meilleur acteur dans un second rôle.

Il devient également l’un des acteurs fétiches de Claude Lelouch, dont il partage la philosophie de vie, et sera dirigé également par Jean-Jacques Beineix dans « 37,2 le matin » ou Alexandre Arcady dans « le Grand Pardon » et « pour Sacha ».

Il recueille un grand succès public dans « le Cœur des hommes » ce film d’hommes qui s’attache à bien traiter les femmes

Parallèlement à sa carrière d’acteur, Gérard Darmon, grand fan du crooner américain Franck Sinatra, décide de se lancer dans la musique en enregistrant trois albums et en se produisant deux fois à l’Olympia.

Cet homme de cœur et d’engagement, fier de ses origines, vient à Tel Aviv nous livrer confidences et anecdotes d’un parcours personnel et professionnel d’exception. Billetterie

Nouvelles lectures

  • La honte de Dr Mordi Benhammou

Avez-vous déjà été exposé à un secret qui a chamboulé votre identité et changé votre vie ?
Y aura-t-il un jour la paix au Proche-Orient ?

Le roman “ La Honte” est basé sur une histoire vraie et dix-sept ans de recherches historico-ethnologiques sur le judaïsme et l’islam d’Afrique du Nord. Le livre décrit comment l’auteur a découvert un secret de famille déconcertant, et comment il s’est embarqué dans une aventure de découverte insolite et enrichissante qui propose une vision éclairante sur le conflit israélo-arabe.
C’est une histoire fascinante, à travers le temps et les continents, qui éclaire les questions de notre identité et de l’avenir du Proche-Orient.

239 pages Lire la suite

  • Histoire des Juifs en France du Moyen Âge à nos jours – de Michel Abitbol

L’ouvrage de référence sur la relation singulière entre le « peuple élu » et la France.

Depuis l’époque gallo-romaine, l’histoire des Juifs en France ne cesse d’osciller entre ombre et lumière. Tantôt protecteur bienveillant, tantôt despote ostracisant, le pays des Francs demeure ambigu vis-à-vis de l’une des plus vieilles communautés d’Europe. Comment expliquer cette attitude paradoxale ?
La France, indéniablement, est une terre d’accueil depuis des siècles pour le peuple juif. Dès le Moyen Âge, la culture hébraïque est partout présente et respectée. Bien après, la Révolution permet même aux Juifs d’accéder à la citoyenneté, tandis que le Premier Empire les unifie sous l’égide d’une organisation centrale. Puis, la Restauration, Napoléon III et enfin la République facilitent leur promotion économique, politique et sociale. Après l’Occupation, les israélites français – avec l’aide d’organisations juives internationales – se dotent d’institutions pour répondre à leurs nouveaux besoins. Enfin, la guerre d’Algérie et la décolonisation font de la France l’un des trois pôles les plus dynamiques du judaïsme mondial (après Israël et les États-Unis).
Mais parallèlement, comment oublier que, dès 1209, la croisade contre les hérétiques entraîne leur persécution puis leur massacre ? Qu’on les accuse de propager la peste noire au XIVsiècle ? Que l’affaire Dreyfus est encore à ce jour la pire erreur judiciaire commise par antisémitisme ? Qu’un quart de la population juive à péri pendant la Seconde Guerre mondiale à cause du régime de Vichy ? Plus récemment, que des assassins comme les frères Merah ou Amedy Coulibaly répandent un antijudaïsme sanguinaire d’un genre nouveau ?
À la lumière des recherches les plus récentes, le grand historien Michel Abitbol répond à toutes ces questions et à beaucoup d’autres. Partant, il propose une synthèse remarquable sur la relation longue, complexe et ambiguë entre un peuple et un pays. Lire la suite

Édition : PERRIN, 560 pages

Bonnes lectures !

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